Partager l'article ! 3e dimanche de Carême: « Mais si vous ne vous convertissez pas, tous, de la même manière, vous périrez ! » ...
« Mais si vous ne vous convertissez pas, tous, de la même manière, vous périrez ! »
Imaginez cette phrase mise en scène dans une BD : un gourou sectaire ou un ponte intégriste, l’index menaçant, la barbiche pointue, les sourcils froncés, l’œil sombre, exerçant sur une foule timorée et soumise, un inadmissible chantage !
Mais nous voilà perplexes en découvrant que l’auteur de cette sentence terrifiante est Jésus lui-même… l’Amour incarné !
« … si vous ne vous convertissez pas, tous, de la même manière, vous périrez ! »
Le terrain est miné et nécessite un petit détour par le contexte… Une frange très
influente du judaïsme de l’époque (les Saducéens) rejette l’idée d’un au-delà. A moins qu’elle ne survienne au terme d’une vie longue, heureuse et bien remplie, la mort apparaît toujours
comme une punition divine. D’autant plus lorsqu’elle est violente, accidentelle ou inattendue comme dans les exemples cités dans l’évangile. Mourir de cette manière apparaît alors pour l’homme et
son entourage comme une véritable catastrophe !
Seule une conversion du regard peut permettre à l’être de ne pas envisager la mort comme un châtiment. Celui qui se tourne vers Dieu, le cherche, l’attend, l’espère, celui-là seul peut accueillir la mort dans la joie secrète de la rencontre avec le Christ Sauveur.
Le sacrement des malades donné comme un cadeau, vient nous redire aux heures où l’affaiblissement et la douleur pourraient nous faire douter de la sollicitude de Dieu, qu’Il est présent à nos côtés, qu’il nous soutient et qu’Il nous aime déjà, depuis toujours, d’un amour d’éternité.
Didier Berret
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